Une formule biologique à actif unique
Spiruline propose une formule volontairement simple, composée d’un seul actif : de la spiruline issue de l’agriculture biologique. La prise maximale recommandée, soit six gélules par jour, apporte 1 800 mg de spiruline.
Souvent présentée comme une microalgue bleu-vert, la spiruline est plus précisément une cyanobactérie photosynthétique. Sa couleur caractéristique provient notamment de la phycocyanine, un pigment bleu, associée à la chlorophylle et à différents caroténoïdes. Les espèces destinées à l’alimentation appartiennent aux genres Arthrospira ou Limnospira.
Une protection face au stress oxydatif
Les cellules produisent naturellement des molécules réactives au cours de la fabrication d’énergie, de l’activité immunitaire ou de l’effort physique. En quantité contrôlée, ces molécules participent au fonctionnement normal de l’organisme. Lorsqu’elles deviennent trop nombreuses par rapport aux défenses disponibles, un stress oxydatif apparaît.
Cet excès d’oxydation peut notamment toucher les lipides qui composent les membranes cellulaires, mais aussi les protéines et le matériel génétique. L’organisme dispose pour s’en protéger de plusieurs systèmes, parmi lesquels le glutathion et des enzymes comme la superoxyde dismutase ou la catalase.
La spiruline accompagne cet équilibre grâce à la diversité de ses pigments et composés naturellement antioxydants. Elle aide ainsi l’organisme à mieux faire face aux conséquences du stress oxydatif, en particulier lorsque la production de molécules réactives augmente.
La phycocyanine, pigment emblématique de la spiruline
La phycocyanine est une protéine pigmentaire bleue utilisée par la spiruline pour capter l’énergie lumineuse. Elle renferme une partie colorée appelée phycocyanobiline, capable d’interagir avec certaines molécules oxydantes.
Sur le plan physiologique, la phycocyanobiline peut contribuer de deux manières complémentaires :
• en neutralisant directement certaines espèces réactives avant qu’elles n’endommagent les structures cellulaires ;
• en modulant des enzymes impliquées dans leur formation, notamment la NADPH oxydase.
La phycocyanine participe également au maintien des défenses antioxydantes internes, qui reposent notamment sur le glutathion, la superoxyde dismutase et la catalase. Elle constitue ainsi l’un des principaux composés expliquant l’intérêt de la spiruline dans la protection contre l’oxydation.
Des caroténoïdes complémentaires
La spiruline contient généralement des caroténoïdes, parmi lesquels le bêta-carotène et la zéaxanthine. Contrairement à la phycocyanine, qui est soluble dans l’eau, ces pigments présentent une affinité pour les environnements riches en lipides.
Ils peuvent notamment neutraliser l’oxygène singulet, une forme très réactive de l’oxygène, et contribuer à protéger les lipides des membranes contre les réactions d’oxydation. La chlorophylle et certains composés phénoliques complètent cette matrice pigmentaire.
Une biomasse naturellement diversifiée
La spiruline entière possède généralement une forte densité en protéines et fournit différents acides aminés. Ces derniers servent à la fabrication et au renouvellement des protéines de l’organisme, notamment celles présentes dans les muscles, les enzymes et les tissus.
Sa biomasse peut également contenir des acides gras, des polysaccharides et différents minéraux.
Son intérêt principal repose ici sur l’apport de spiruline biologique et sur la diversité de ses pigments antioxydants.
Une origine alimentaire ancienne
La consommation de spiruline ne constitue pas une pratique récente. Des récoltes de cyanobactéries destinées à l’alimentation ont notamment été décrites autour du lac Texcoco, au Mexique, ainsi que dans la région du lac Tchad, où elles sont traditionnellement transformées en galettes séchées appelées dihé.
La production moderne reproduit généralement les conditions favorables à son développement : eau alcaline, lumière, chaleur et apport contrôlé en nutriments. Après la culture, la biomasse est habituellement récoltée par filtration, lavée, concentrée, séchée puis réduite en poudre avant sa mise en gélules.
Une formule adaptée aux périodes de rythme soutenu
L’activité physique augmente temporairement la consommation d’oxygène et la production de molécules réactives. Lorsque les efforts sont intenses ou rapprochés, l’équilibre entre leur production et les défenses antioxydantes peut être davantage sollicité.
La spiruline peut alors accompagner les personnes actives ou sportives qui souhaitent compléter leur alimentation par une source naturelle de pigments antioxydants. Elle peut également être pertinente durant les périodes de rythme soutenu, lorsque l’organisme est exposé à une charge oxydative plus importante.
Cette formule se distingue par :
• un seul ingrédient actif ;
• 1 800 mg de spiruline pour six gélules ;
• une spiruline issue de l’agriculture biologique ;
• une présentation en gélules végétales ;
• un conditionnement de 200 gélules.
À qui s’adresse ce produit ?
Cette spiruline peut particulièrement convenir :
• aux personnes qui souhaitent renforcer leur apport en composés naturellement antioxydants ;
• aux personnes physiquement actives ou pratiquant régulièrement un sport ;
• lors des périodes d’efforts répétés ou de rythme de vie soutenu ;
• aux personnes recherchant une formule biologique à actif unique ;
• à celles qui préfèrent une présentation pratique en gélules végétales.
Ce que dit la science
En 2022, une équipe principalement basée à Rennes, en France, a cherché à déterminer si une supplémentation en spiruline pouvait modifier la réponse de l’organisme après un effort physique particulièrement intense.
L’essai a réuni 17 joueurs masculins de rugby de niveau élite. Les participants ont été répartis aléatoirement et en double aveugle entre deux groupes :
• neuf joueurs ont reçu 5,7 g par jour de Spirulina platensis sous forme de complément ;
• huit joueurs ont reçu un placebo apportant une quantité comparable de calories et de protéines.
La supplémentation a duré sept semaines. Avant et après cette période, les joueurs ont effectué un Yo-Yo Intermittent Recovery Test de niveau 2, un exercice composé de courses répétées à intensité croissante jusqu’à épuisement.
Des prélèvements sanguins ont été réalisés avant l’effort, immédiatement après, puis 24 heures plus tard. Les chercheurs ont notamment mesuré :
• les F2-isoprostanes, qui reflètent l’oxydation des lipides ;
• la protéine C-réactive ou CRP, un marqueur de la réponse inflammatoire ;
• la créatine kinase ou CK, une enzyme utilisée comme indicateur de sollicitation et de dommages musculaires.
Immédiatement après l’exercice, ces trois marqueurs ont augmenté de manière significative uniquement dans le groupe placebo : p < 0,05 pour les F2-isoprostanes, p < 0,05 pour la CRP et p < 0,001 pour la CK. Aucune augmentation comparable n’a été observée dans le groupe ayant reçu la spiruline.
Vingt-quatre heures après l’effort, les valeurs des F2-isoprostanes, de la CRP et de la CK étaient même inférieures aux valeurs mesurées avant l’exercice dans le groupe spiruline, avec respectivement p < 0,05, p < 0,01 et p < 0,001.
Ces résultats indiquent qu’une prise quotidienne de spiruline a accompagné la gestion de l’oxydation des lipides et la récupération de certains marqueurs après un effort exhaustif chez des sportifs masculins de haut niveau.