Une action complète sur l’environnement intestinal
La muqueuse intestinale forme une interface entre le contenu digestif et l’organisme. Elle repose sur plusieurs niveaux de protection : une couche de mucus, des cellules épithéliales régulièrement renouvelées et des jonctions serrées qui contrôlent le passage des molécules entre ces cellules. Le microbiote et les défenses immunitaires locales participent également à cet équilibre.
PerméaWaybio agit sur ces différentes dimensions grâce à une formule particulièrement complète : substrats nutritionnels de la muqueuse, soutien antioxydant, enzymes digestives, oligosaccharide fermentescible et actifs végétaux dédiés au confort digestif.
L-glutamine, vitamine B3 et acides aminés : le socle de la muqueuse
Avec 1 500 mg par sachet, la L-glutamine est l’ingrédient le plus fortement dosé. Cet acide aminé est utilisé comme source d’énergie par les entérocytes, les cellules qui tapissent l’intestin. Il leur apporte également du carbone et de l’azote pour produire des protéines, des nucléotides et différents constituants nécessaires à leur renouvellement. La glutamine participe ainsi au fonctionnement de l’épithélium et à l’organisation des protéines présentes dans les jonctions serrées.
La vitamine B3, dosée à 8 mg, joue un rôle central dans cette orientation. Elle sert de précurseur au NAD et au NADP, deux cofacteurs impliqués dans la production d’énergie, les réactions d’oxydoréduction et le métabolisme des glucides, des lipides et des acides aminés. Elle contribue officiellement au maintien de muqueuses normales, notamment au niveau du système digestif.
La L-thréonine, à 200 mg, est un acide aminé essentiel particulièrement présent dans les mucines. Ces grandes protéines constituent la charpente de la couche de mucus recouvrant l’épithélium intestinal. La L-sérine, à 10 mg, entre elle aussi dans la structure des mucines et participe à leur glycosylation, c’est-à-dire à l’ajout des chaînes de sucres qui leur permettent de former un gel hydraté protecteur.
Une protection nutritionnelle face au stress oxydatif
La formule associe 200 mg de NAC, 100 mg de L-méthionine et 10 mg de L-sérine. La NAC, ou N-acétyl-L-cystéine, fournit de la cystéine, un acide aminé nécessaire à la production du glutathion. La méthionine peut également être transformée en cystéine par la voie de transsulfuration, dans laquelle intervient la sérine. Cette association apporte donc plusieurs éléments complémentaires aux mécanismes cellulaires qui maintiennent l’équilibre entre oxydants et antioxydants.
Le zinc, sous forme de bisglycinate et dosé à 5 mg, complète ce dispositif. Il contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif et intervient dans la synthèse de l’ADN, des protéines et dans la division cellulaire. Ces fonctions sont particulièrement pertinentes pour un tissu à renouvellement rapide comme l’épithélium intestinal. La forme bisglycinate correspond à un zinc lié à des molécules de glycine.
La chlorophylle magnésienne, à 50 mg, est un dérivé chlorophyllien contenant du magnésium. Elle complète la dimension végétale de la formule.
Six enzymes pour décomposer les différentes catégories d’aliments
Le complexe DigeZyme®, dosé à 100 mg, réunit cinq enzymes aux fonctions complémentaires :
• l’amylase scinde l’amidon en glucides plus simples ;
• la protéase découpe les protéines en peptides puis en acides aminés ;
• la lipase intervient dans la dégradation des graisses ;
• la cellulase agit sur la cellulose des végétaux, que les enzymes humaines digèrent difficilement ;
• la lactase hydrolyse le lactose en glucose et en galactose, ce qui facilite sa digestion chez les personnes qui le tolèrent mal.
La bromélaïne, à 50 mg, constitue la sixième enzyme. Naturellement issue des tissus de l’ananas, cette protéase complète l’action du mélange sur les protéines alimentaires.
Le gingembre, à 100 mg, complète ce volet en accompagnant la motricité gastrique et la progression du contenu digestif. Ses constituants caractéristiques, notamment les gingérols et les shogaols, participent au confort digestif et au fonctionnement normal du système digestif.
La papaye, à 100 mg, apporte un ingrédient végétal traditionnellement associé à la digestion.
2’-fucosyllactose, lactoferrine et bergamote : l’écosystème intestinal
Le 2’-fucosyllactose, à 240 mg, appartient à la famille des oligosaccharides du lait humain, ou HMO. Celui de la formule est produit par biofermentation. Il résiste en grande partie à la digestion dans l’intestin grêle et peut atteindre le côlon, où certaines bactéries, notamment des bifidobactéries, sont capables de l’utiliser comme substrat.
Cette utilisation microbienne peut conduire à la production d’acétate et de lactate, ensuite transformés par d’autres bactéries en métabolites tels que le butyrate. Ces acides gras à chaîne courte participent à l’acidification du milieu colique, servent de source d’énergie aux cellules du côlon et interviennent dans le dialogue entre microbiote, muqueuse et système immunitaire local.
La lactoferrine, à 50 mg, est une protéine capable de fixer le fer. Dans la physiologie humaine, elle est présente dans différentes sécrétions muqueuses et interagit avec les cellules épithéliales, les microorganismes et les défenses immunitaires locales. Sa présence complète donc la dimension « muqueuse et microbiote » de la formule.
L’extrait de bergamote, à 400 mg, apporte une fraction végétale issue d’un agrume naturellement riche en composés polyphénoliques. Une partie des polyphénols non absorbés dans l’intestin grêle est transformée par le microbiote en métabolites plus simples. Cette interaction explique leur intérêt comme complément d’une formule ciblant l’environnement intestinal.
Boswellia, PEA et mastic : confort et sensibilité digestive
L’extrait de boswellia, à 300 mg, apporte les composés caractéristiques des résines de Boswellia, notamment les acides boswelliques. Ces triterpènes interviennent dans plusieurs voies de signalisation liées à la réponse inflammatoire, parmi lesquelles la 5-lipoxygénase, NF-κB et certaines cytokines. Le boswellia aide ainsi à soutenir le confort et la santé du tube gastro-intestinal.
La PEA, ou palmitoyléthanolamide, à 300 mg, est une molécule lipidique naturellement produite par l’organisme. Elle intervient dans la régulation locale des réponses au stress tissulaire. Son action passe notamment par le récepteur PPAR-α et par la modulation des mastocytes et de certains canaux impliqués dans la sensibilité. Dans une formule digestive, elle accompagne ainsi la régulation des signaux neuro-immunitaires associés à l’inconfort et à la sensibilité viscérale.
Le mastic, à 100 mg, désigne la résine aromatique de Pistacia lentiscus, utilisée depuis l’Antiquité dans le bassin méditerranéen. Ses triterpènes et autres composés résineux sont traditionnellement associés au confort gastrique et digestif.
La synergie centrale de la formule
L’association repose sur quatre niveaux complémentaires :
1. L-glutamine, vitamine B3 et L-thréonine apportent de l’énergie, des cofacteurs et des éléments structuraux utiles aux cellules épithéliales et au mucus. La vitamine B3 porte l’allégation reconnue concernant le maintien de muqueuses normales, tandis que la glutamine constitue le principal actif quantitatif de cet axe.
2. NAC, méthionine, sérine et zinc accompagnent les mécanismes de protection cellulaire et de renouvellement, en particulier par la disponibilité de la cystéine, la production de glutathion et la protection contre le stress oxydatif.
3. DigeZyme®, bromélaïne, gingembre et papaye interviennent plus en amont, au niveau de la transformation des aliments et de la progression digestive. Une dégradation plus complète des protéines, amidons, lipides et du lactose limite la quantité de macromolécules restant à traiter dans les segments inférieurs du tube digestif.
4. 2’-fucosyllactose, lactoferrine, bergamote, boswellia, PEA et mastic complètent l’action sur le microbiote, les interactions muqueuses et les mécanismes responsables de la sensibilité digestive.
Points distinctifs
• 1 500 mg de L-glutamine par sachet ;
• 5 plantes, 5 acides aminés ou dérivés et 6 enzymes digestives ;
• 240 mg de 2’-fucosyllactose produit par biofermentation ;
• vitamine B3 contribuant au maintien de muqueuses normales ;
• zinc sous forme bisglycinate ;
• complexe enzymatique agissant sur protéines, glucides, lipides, cellulose et lactose ;
• formule déclarée sans FODMAP et adaptée aux régimes pauvres en FODMAP ;
• produit compatible avec les alimentations végétarienne et vegan ;
• poudre en sachets individuels avec arôme naturel de citron.
À qui s’adresse ce produit ?
PerméaWaybio peut être particulièrement adapté :
• aux adultes souhaitant soutenir le maintien de leur muqueuse intestinale ;
• aux personnes sujettes à une digestion difficile ou à un inconfort après les repas ;
• aux adultes recherchant une action simultanée sur la digestion, le microbiote et la sensibilité intestinale ;
• aux personnes ayant des difficultés à digérer le lactose ;
• aux personnes suivant une alimentation pauvre en FODMAP ;
• pendant les périodes où le confort digestif est fragilisé par le stress, une alimentation déséquilibrée ou des habitudes de vie irrégulières.
Ce que dit la science
La L-glutamine et la perméabilité intestinale
Une étude américaine publiée dans Gut a évalué l’intérêt de la L-glutamine chez des adultes présentant un syndrome de l’intestin irritable à dominante diarrhéique apparu après une infection digestive et associé à une perméabilité intestinale augmentée.
L’essai, mené aux États-Unis entre 2011 et 2015, était randomisé, contrôlé par placebo et réalisé en double aveugle. Au total, 115 adultes ont été répartis entre les deux groupes : 59 ont reçu de la glutamine et 56 le placebo. 106 participants ont terminé les huit semaines de suivi, soit 54 dans le groupe glutamine et 52 dans le groupe placebo. Leur âge moyen était de 31,7 ans et 70 % étaient des femmes.
Les participants ont consommé :
• 5 g de L-glutamine en poudre, trois fois par jour, soit 15 g par jour ;
• ou 5 g de protéines de lactosérum trois fois par jour comme placebo ;
• pendant 8 semaines, chaque prise étant mélangée à environ 240 ml d’eau.
Le critère principal était une diminution d’au moins 50 points du score de sévérité IBS-SS. Ce résultat a été atteint par 79,6 % des participants sous glutamine, contre 5,8 % sous placebo, soit une fréquence environ 14 fois supérieure.
À la fin de l’intervention :
• le score moyen IBS-SS était de 181,4 sous glutamine contre 296,1 sous placebo ;
• la fréquence moyenne des selles était de 2,91 contre 5,26 par jour ;
• le score de Bristol était de 3,88 contre 6,57 ;
• le rapport urinaire lactulose/mannitol, utilisé pour évaluer la perméabilité intestinale, était de 0,05 contre 0,10.
La perméabilité s’est normalisée dans le groupe glutamine, mais pas dans le groupe placebo. Les effets indésirables étaient peu fréquents et comparables entre les groupes, sans événement grave rapporté.